Le TAVI (Transcatheter Aortic Valve Implantation) est une technique d’implantation utilisée en cardiologie interventionnelle permettant de remplacer, à cœur battant, la valve aortique d’un patient.
Cette technique utilise des valves biologiques constituées de péricarde bovin ou porcin, montées sur une structure métallique en chrome-cobalt ou en nitinol.
La valve est introduite par voie percutanée, à travers un cathéter, puis déployée à l’intérieur de la valve aortique native ou d’une bioprothèse chirurgicale. Le déploiement peut être réalisé par gonflement d’un ballonnet ou par libération du cathéter pour les systèmes auto-expansibles.

L’intervention TAVI est indiquée chez des patients :
Certaines valves disposent également d’une indication chez des patients à risque intermédiaire ou à bas risque, selon les caractéristiques du patient, la valve utilisée et l’anatomie permettant notamment une voie fémorale.
Le TAVI constitue une alternative au remplacement chirurgical de la valve aortique, qui nécessite une intervention sous anesthésie générale avec ouverture du thorax et mise en place d’une circulation extracorporelle.
L’acte de pose de bioprothèses valvulaires aortiques par voie artérielle transcutanée ou par voie transapicale (TAVI) ne peut être réalisé que dans les établissements de santé répondant à l’ensemble des critères définis par l’Arrêté du 3 juillet 2012.
Les établissements doivent notamment réunir dans le même bâtiment :
Des seuils minimaux d’activité sont également prévus :
La sélection des patients est réalisée lors d’une réunion multidisciplinaire. Celle-ci prend notamment en compte les scores de risque opératoire, les comorbidités du patient et la balance bénéfices/risques entre les techniques chirurgicale et transcathéter, ainsi que, le cas échéant, la voie d’abord envisagée.
Cette équipe doit comprendre a minima un cardiologue interventionnel, un cardiologue non interventionnel, un chirurgien thoracique et cardio-vasculaire ainsi qu’un anesthésiste-réanimateur spécialisé en chirurgie cardiaque.
En Normandie, 3 centres sont autorisés à pratiquer cette activité :
L’instruction du 7 mars 2013 précise les modalités de suivi des poses à partir du registre France-TAVI afin de garantir le respect des indications et la bonne tenue d’une réunion de concertation pluridisciplinaire.
Prise en charge par l’Assurance Maladie de ces dispositifs médicaux conditionnée, non seulement au respect des indications, conditions et modalités de prescription et d’utilisation inscrites sur la LPPR mais aussi au recueil et à la présentation des données cliniques colligées dans le cadre des registres.
Au niveau régional, l’OMEDIT est chargé du suivi de l’activité et du respect des conditions d’utilisation des valves TAVI.
Les établissements poseurs doivent transmettre à l’OMEDIT les variables issues du registre France-TAVI, récapitulées dans l’annexe II de l’instruction du 7 mars 2013.
L’OMEDIT assure la synthèse et l’analyse des données au niveau régional et transmet un rapport d’activité à la DGOS afin de disposer d’une visibilité de l’activité et du respect des indications de pose sur l’ensemble du territoire français.
Le suivi des patients dans le registre France-TAVI doit également permettre de disposer de données sur la durabilité à long terme des prothèses implantées.
Rapports d'évaluation de la HAS et textes réglementaires :